ANNABELLE 3 : Une relecture du mythe de Pandore

La seule chose qui me gênait après avoir vu la bande-annonce du film, c’était le fait que, moi étant fan de ce couple, il n’y aura pas suffisamment de « Warren » dans ce troisième emplacement de la série. Mais je suis très vite convaincu que ce n’est pas du tout un problème, voyant que les trois jeunes protagonistes sont totalement à l’aise dans leurs rôles, délivrant des performances excellentes. En plus, la quasi-absence des Warren donne la possibilité de générer un respect bien mérité envers ce couple légendaire. N’oublions pas non plus que nous venons de perdre Mme. Lorraine Rita Warren le 18 Avril 2019, à l’âge de 92 ans. 

Je vais me permettre de dire tout de suite que c’est un film superbe, à la James Wan, et toutes mes attentes sont comblées de la meilleure façon possible. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce film de Gary Dauberman, écrit toujours par James Wan qui a changé, si j’ose dire, la stylistique du film d’horreur des années 2010. 

Premièrement, nous voyons que Wan et son équipe ne réutilisent que très rarement les motifs effrayants de leurs films précédents, ils intègrent toujours de nouvelles méthodes de faire sauter les spectateurs. Généralement dans un film d’horreur, ce sont les effets sonores et visuels qui sont brusquement introduits dans des scènes où domine l’absence de lumière. Dans l’Univers de Conjuring, et dans ce terme j’inclus les 5 films (6 films en 2020 : Conjuring 3) avec la Trilogie Annabelle, ces techniques-là sont visitées dans quelques scènes seulement, parfois pour préparer le spectateur à la véritable scène d’horreur qui va certainement occuper son esprit même après avoir quitté(e) la salle. 

Deuxièmement, les reliques de l’univers de Conjuring sont très bien utilisées dans Annabelle Comes Home : la glace sacrée dans laquelle la poupée Annabelle est installée, le jeu Feeley Meeley, l’armure de samurai, les jouets anciens et plusieurs éléments emblématiques. Ces objets-là sont vraiment devenus des reliques démoniaques, chacun comportant une histoire angoissante. C’est toujours la force de cette pertinence extrêmement solide qui règne ces cinq films.

Et dernièrement, j’ai beaucoup aimé le retour au mythe de Pandore. Bon peut-être ce n’est pas explicitement présente dans le film mais en y pensant, on peut facilement relier les points. Daniela, le caractère qui faillit être la preuve vivante (ou morte ?) du proverbe « curiosité tua le chat », incarné par Katie Sarife, afin de pouvoir réconcilier avec son père décédé, ouvre tout ce qui est défendu d’ouvrir : La porte du cabinet de curiosités des Warren, la case en verre sacrée et majestueuse d’Annabelle et bien d’autres objets auxquels elle ne devrait toucher en aucun cas. 

Donc Daniela est comme la figure de Pandore mythique, sauf cette fois, c’est peut-être la boîte qui appartient à Belzébuth qu’elle tente d’ouvrir. Et une fois ouverte, la boîte délivre tous les démons et créatures démoniaques, inhumaines qui sont dans un sens « attrapés » par les Warren. Donc sur un ton plus léger, c’est comme S.O.S. Fantômes (Ghostbusters) de nouveau. 

J’avais envisagé cet article sous la rubrique « critiques rapides » alors je termine en soulignant mon appréciation envers la série Conjuring et celle d’Annabelle. Ce dernier emplacement de la série ne comporte pas assez de Warren, entendu, mais je ne suis jamais déçu avec ce film, il délivre tout ce qu’un film d’horreur à la James Wan promet et en plus il a, d’après moi, très bien réussi à croître l’univers de Conjuring, en enrichissant la gamme d’horreur du cabinet de curiosités de James Wan.

H. Necmi Öztürk

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